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LÆTITIA HR

Studio  ET CÆTERA

Art contemporain. Peinture/Dessin/Aquarelle. France.

Lætitia HR compose sur la toile ses musiques spatiales. Elle joue des vibrations de l'infini et du fini, du dedans et du dehors. 

Il y a d'abord l'horizon, cette ligne qui n'existe pas. Comment explorer quelque chose qui n'existe pas ? L'horizon efface les bordures et les frontières. Insaisissable, cette ligne imaginaire s'éloigne au fur et à mesure que l'on s'en approche. Tout change et rien ne ressemble moins à l'horizon d'hier que celui d'aujourd'hui. L'horizon et ses mystères inspirent une grande partie de la création picturale de Lætitia HR. Elle pousse les limites, les bordures. Elle les malmène en quelque sorte. Que voyez-vous dans ses tableaux si ce n'est la recherche de l'infini et du fini, du dedans et du dehors ? Des horizons intérieurs, des horizons comme surface, des horizons multi-directionnels qui appellent le regard. Ses explorations picturales sans frontières ainsi intériorisées sont l'essence du processus de création qui guide sa main, le trait, la couleur, la matière. La question de la finitude et du non enfermement sont deux des fondements de sa peinture : "il n'y a pas de fil de fer pour enfermer les choses”. ​ Et c'est ainsi que naissent sur ses toiles des variations de lumière, des formes sans lignes, des images libres, avec l'espoir de les rendre mouvantes et vivantes et pas enfermées. Le refus de l'enfermement dans une ligne figée. Elle utilise les propriétés de la matière et elle joue avec le fluide. Elle recouvre, elle découvre, elle joue sur le flottement des bordures et des limites qu'elle efface à l'occasion et autour desquelles elle tourne. Du coup la matière s'évanouit comme l'eau de la vague qui se retire sur le sable. À la fin, l'accumulation des couches de matière, ces strates empilées, fait sourdre des vibrations sur les bordures des formes qui deviennent des 'choses'. ​ Il y aussi les paysages. Sources d'inspiration là encore sans frontières. Paysage intime lorsque par la fenêtre de l'atelier elle contemple le jardin au son de son bruissement permanent et changeant, aux lumières toujours différentes. Paysage majestueux lorsqu'elle voyage proche ou lointain. Tout bouge : son regard se promène, la lumière varie, rien n'est figé. Tout parle et lui murmure à l'oreille les images qui l'inspirent. Elle transfigure ces paysages extérieurs en paysages intérieurs, puis en tableaux. Une sorte de maïeutique qui la fait accoucher d'une sorte de poème pictural. Pas de mots. Des formes, des matières, des couleurs et l'émotion de la nature.

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